Commentaires des épisodes de la Saison 1

Jeudi 28 décembre 2006

 

Écrit par Ron Moore

 

 

L'épisode débute par un rappel en flashs back de ce qui s'est passé dans la mini série : on nous rappelle la responsabilité de Baltar dans le déroulement de l'attaque, sa relation avec la cylon Number 6 et le fait que celle que nous voyons désormais n'existe que dans sa tête. On nous rappelle également que Boomer (Sharon Valeeri) est un agent dormant cylon.

Ces informations indispensables à notre bonne compréhension de l'épisode nous sont données de manières concises et c'est tant mieux.

Le générique se charge de toute façon de nous rapeller l'Holocauste et la fuite de la flotte coloniale.

 

 

Le début de l'épisode nous montre les trois grandes orientations que le scénario va suivre: les sauts et le compte à rebourd, Baltar et ses égarements, la fatigue de l'ensemble de la flotte. Trois éléments liés on le verra les uns aux autres.

 

La première scène entre Baltar et N°6 pose une question récurrente entre les deux personnages : y t-il un dessein divin derrière les actions de chacun, y a t-il une explication rationelle ?

 

Avec pour défendre le premier point de vue, N°6 , un cylon très croyante et bien décidée à convaincre Baltar ; et pour défendre la raison , Baltar, le scientifique, rejettant catégoriquement tout explication sortant de la rationalité.

Durant tout la première saison, ce débat entre les deux personnages se poursuivra , et nous aurons l'occasion de voir à quel point Baltar va changer.

 

La scène suivante entre Cally et le chef nous fait prendre conscience de la fatigue de l'équipage du Galactica à cause des attaques cylons à répétition.

Toutes les 33 minutes la flotte est rattrapée par les cylons et doit de nouveau faire un bond  pour s'échapper.

Tout le monde est donc à cran, irritable.

 

 

Dans le CIC , la fatigue des deux officiers les plus gradés Adama et Tigh est avant tout visible physiquement. Aucun des deux ne s'est rasé, leurs yeux sont fatigués, le timbre de leur voix est affaiblit.

 

 

La première apparition de la flotte cylon en plan large nous montre pourquoi la fuite est la seule option possible pour la flotte. La différence entre les deux forces en présence est immense.

Côté colonial, nous avons un vaissseau de guerre et quelques vipers .

Côté cylon, plusieurs immenses vaisseaux mères et des centaines de chasseurs.

 

 

Les éléments sur lequel va reposer l'épisode étant posés , le générique peut apparaitre.

Il est accompagné de chants, avec une tonalité triste , lente et douloureuse .

Il nous montre le quasi anéantissement de l'espèce humaine puis comment l'humanité s'est ressaisit et a choisit de survivre en utilisant la seule option possible , la fuite (avec une ultime image montrant la flotte coloniale fuyant à travers l'univers).

 

Le générique se termine par un montage très rapide de divers plans qui apparaitront dans l'épisode.

 

Ce gimmick a été utilisé dans d'autres séries plus anciennes, mais dans Battlestar Galactica, on peut penser que sa présence n'est pas dû au hasard et elle soulève une interrogation des plus intéressantes: puisse que tout ce qui va se passer nous est montré en accéléré dès le début, alors tout est-il inscrit d'avance? L'Histoire se répête t-elle ? Quelle est la part de liberté , d'influence des personnages sur les évênements ?

 

On en revient alors au débat entre Baltar et N°6 sur un éventuel dessein . Les choses n'arriveraient pas par hasard mais dans un but ultime.

Plusieurs conceptions de la notion du temps, du progrès s'affrontent et c'est d'autant plus intéressant que la série puise beaucoup dans la mythologie grecque antique . Or les Anciens grecs n'avaient pas la même conception du temps que nous.

Nous croyons aller vers le progrès, eux pensaient aller vers la Chute. 

L'âge d'or est devant nous, celui des Grecs était derrière eux. D'ailleurs , les coloniaux ont une conception plutôt proche de celle des Grecs , l'âge d'or est celui d'avant l'Apocalypse.Le temps présent est celui de l'incertitude , ne recherchent-ils d'ailleurs pas la Terre en espérant retouver un âge d'or perdu ?

  

La réalisation et la photographie traduisent cette idée.

Les images de Baltar s'imaginant sur Caprica chez lui avec N°6 sont immondées de lumière, les couleurs sont chatoyantes par opposition à l'obscurité à bord du Galactica et l'omniprésence des couleurs sombres : noir, gris , bleu très foncé des uniformes.

Baltar et Six sont filmés souvent en plan large et toujours de façon à les mettre en valeur , à créer de belles images.

 

Sur le Galactica, la réalisation est faite caméra à l'épaule, l'image est instable , on est dans l'instant , dans le documentaire réaliste et même cru.

Les gros plans sur les visages sont très nombreux en particulier dans cet épisode , non pas comme dans beaucoup d'autres séries par manque d'imagination du réalisateur qui filme en gros plan le visage de celui qui parle, mais parce que la caméra nous montre la fatigue des visages , essait de saisir l'humain à travers la chair , le corps des personnages.

Même et surtout , lorsque ces corps sont fatigués , peu esthétiques , il n'en sont que plus humains.

 Notons, ce qui pourrait sembler un détail, les actrices ne sont pas ou très peu maquillées dans cette série sauf N°6 qui est à la fois un fantasme de Baltar et est associée à l'ancienne vie de celui ci sur Caprica.

 

En parlant de la notion de temps, la structure de l'épisode en est un bon exemple.

Nous avons un temps cyclique ( 33 minutes de calme puis le retour des cylons et un nouveau bond).

Si entre le début et la fin de l'épisode, les coloniaux vont pouvoir échapper aux retours minutés des cylons, ils savent bien que dans un laps de temps plus long , le retour des cylons est inévitable.

Nous avons ici deux boucles temporelles qui se croisent. La petite prôpre à l'épisode qui dure 33 puis finit par s'arrêter et la grande , celle qui dure depuis le début et dure encore au dernier épisode diffusé, celle du retour régulier des cylons.

Cette grande boucle temporelle est fondamentale dans l'avancement de l'histoire parce qu'elle s'accompagne d'une voyage dans l'espace, d'une avancé vers la destination Terre.

 

 

Voici maintenant le briefing de Lee le nouveau CAG du Galactica.

Visiblement, Lee fait du mieux qu'il peut pour bien faire son travail mais il a du mal à agir en chef et non en ami. Il se montre trop compatissant et pas assez autoritaire. Starbuck le lui reprochera plus tard. Etre un bon chef s'est sûrement savoir équilibrer ces deux aspects, Lee va donc devoir apprendre.

 

La scène se conclut par un rituel religieux. Les pilotes quittent la salle en touchant de la main une icône religieuse .

Cette scène très courte est importante car elle montre la cohésion du groupe grâce au lien religieux.

Les coloniaux nous sont montrés comme une civilisation oû la religion a une place importante dans de nombreux aspects de la société. Leur devise « so say we all » est autant religieuse que citoyenne.

C'est autour d'une légende , d'un mythe lié à la religion (la recherche de la Terre) qu'Adama a pu souder la flotte pour qu'elle accepte de lutter pour sa survie et surtout qu'elle reste unie.

Quoique l'on puisse penser de la présence religieuse dans la vie politique, la vie des militaire...  c'est une donnée fondamentale de la série et qui s'inspire autant de la réalité américaine que la source grecque.

 

Dans la scène suivante , l'auteur nous livre des perles d'ironie tragique.

La scène entre Boomer et son ECO repose totalement sur le décalage entre ce que sait le spectateur ( Boomer est un cylon mais elle l'ignore car c'est un agent dormant) et ce que savent les personnages.

Le procédé d'ironie tragique très utilisé dans les tragédies grecques (on n'en revient aux sources) puis classiques , est ici formidablement utilisé.

Plus tard dans l'épisode, une autre scène avec Appolo et Starbuck reprendra encore ce procédé.

 

 

La scène suivante nous montre la difficulté d'obtenir des informations sur les familles qui ont disparus durant l'Holocauste.

Les demandes de renseignement sont nombreuses et ne peuvent être satisfaites.

Le couloir qui sert de mémorial ne peut pas, ne pas faire penser aux images du 11 spetembre 2001 , mais plus généralement , il s'agit d'un lieu de recueuillement spontannément mis en place, comme tous ceux qui sont crées après une tragédie.

 

 

Nous retrouvons ensuite la Présidente Laura Roslin en discution avec son jeune assistant Billy à bord du Colonial One .

Baltar est assis à quelques mêtres de distance ce qui ne sera pas sans conséquence pour la suite.

La scène nous montre le comptage des survivants que la présidente assure sur un tableau blanc.

Ce geste est parfaitement cohérent avec la personalité de Roslin. Nous avons affaire à une ancienne institutrice devenue présidente sans le vouloir (même si nous apprendrons plus tard, qu'elle n'occupe pas cette place par hasard).

Alors, ce tableau blanc , oû elle s'applique à écrire le nombre des survivants , c'est un peu l'ancienne Laura Roslin, la maîtresse d'école qui rencontre la nouvelle Laura Roslin , la femme politique . Le changement dans la continuité en somme.

C'est aussi l'image maternelle car si Adama est symboliquement le père de l'équipage du Galactica, Roslin est une mère pour la flotte. Il semble donc logique de la voir compter ses enfants et montrer tant de douleur face à la perte de chacun d'entre eux.

En parlant d'enfants et d'image maternelle, N°6 décide d'aborder le sujet avec Baltar.

Elle souhaite vraiment avoir un enfant, lui est catégoriquement contre.

Son refus n'est pas étonnant , Baltar est amoureux de lui même et se sent coupable de l'Holocauste, pour le moment cela suffit amplement à occuper ses journées.

 

Comme la journée est décidément pénible pour Baltar, voila qu'un nouveau problème survient.

Un certain Dr Amarak veut parler à la Présidente et il pourrait dévoiler la responsabilité de Baltar dans l'Holocauste.

Une nouvelle menace à l'horizon pour le génie de la flotte?

 

 

Nous quittons la flotte pour retourner sur Caprica.

La planète coloniale est désormais occupé par les cylons.

Des unités de centurions patrouillent et pourchassent notre ami Helo (le jeune homme qui avait dans un élan de générosité laissé sa place à Baltar dans la mini-série) sous une pluie battante.

Le jeune ECO de Boomer est en vie, peut être pas pour longtemps mais il vit.

Il réussit à faire sauter deux centurions avec une mine.

Mais celle-ci, elle n'a tué qu'un robot, l'autre est agonisant.

C'est là que tout l'intérêt de la scène apparait.

Malgré son aspect métalique (et le fait qu'il soit une image de synthèse); la manière dont le robot agonisant qui n'est qu'un buste, se relève partiellement et regarde Helo , lui donne un caractère saisissant de réalisme et presque d'humanité.

D'ailleurs , le personnage d'Helo le regarde assez longtemps, médusé après l'avoir achever de plusieurs balles dans la tête.

 

 

À bord du Galactica, Tigh le fidèle second d'Adama, essait de préserver au maximum celui ci.

Le commandant Adama est plus qu'un chef militaire, c'est un guide et il ne peut pas se permettre de faillir devant ces hommes . Tigh l'a très bien compris fait tout durant cet épisode pour qu'Adama et surtout l'image que l'équipage a de celui-ci, reste intacte, forte aux yeux de ses hommes ( alors qu'il est un homme comme les autres et qu'il est lui aussi affaiblit).

 

 

La scène suivante dans le hangar permet de détendre pour quelques instants l'athmosphère très pesante.

Starbuck reproche à Appolo son manque d'autorité et son trop plein de gentillesse.

Elle refuse de prendre des stimulants mais son argumentation auprès de Lee se retourne contre elle.

Elle en rit d'ailleurs volontiers et avale les pilules que Lee lui tend.

Il y a clairement dans cette scène les deux niveaux de la relation entre les deux personnages.

Celle entre les deux militaires Starbuck et Appolo et celle entre les deux amis Kara et Lee.

Tout l'ambiguité de la scène et de leur relation repose sur la confusion entre les deux.

Au début de la scène, c'est Starbuck qui s'adresse à Apolo , mais très vite c'est Kara qui parle à Lee d'oû le fait qu'elle éclate de rire, et que lui se moque d'elle. nous verrons la même chose se produire dans une des toutes dernières scènes.

 

 

À bord du Galactica, on apprend qu'un vaisseau commercial à disparu l'Olympique Carrier.

Ce vaisseau est important car le Dr Amarak si trouve.

En apprenant sa diparition, Baltar se cogne la tête de surprise . Il est sauvé .

Oui, mais est ce un hasard ?

La discussion entre N°6 peut reprendre. Elle pense que Dieu est derrière tout cela, Baltar refuse de croire en l'existence d'un Dieu quelconque. Il pense que personne ne se soucie de son destin.

 

 

A bord du Galactica: les cylons ne sont pas revenus cette fois ci , peut être est-ce la bonne.

À cette occasion on voit la différence entre Adama et Tigh, le premier reste très prudent face à cette bonne nouvelle , il laisse le compte à rebourd en marche; le second, est plus enclain à baisser sa garde.

 

 

Vient ensuite, la conversation téléphonique entre les deux chefs de la flotte : Adama , le militaire, Roslin, le leader politique.

Roslin s'en remet totalement à lui, de toute façon , il s'agit d'une décision militaire pour lesquelles Roslin avoue ne pas avoir de réelles compétences.

 

Cependant, le maintien d'un contact téléphonique régulier entre les deux montrent un respect des positions de chacun. Adama n'oublie pas que l'armée a vocation à se mettre au service du pouvoir politique et respecte le pouvoir de Roslin. Tout au long de la série, cette donnée sera constante. De toute façon, si nous pouvons être sûr d'une chose à propos d'Adama, c'est qu'il n'a aucune ambition politique.

Cela est loin d'être un détail, car dans un contexte aussi difficile, les cas oû le pouvoir militaire a confisqué le pouvoir politique ont été bien plus nombreux que ceux oû la démocratie même imparfaite (Roslin a hérité de sa charge par une procédure légale mais n'a pas été élue) a survécu.

 

On a retrouvé l'Olympic Carrier !

Et N°6 s'empresse de convaincre Baltar qu'il faut le détruire car il est infiltré par des agents cylons.

Baltar voit rouge. Si l'Olympic Carrier revient , le Dr Amarak pourrait le trahir.

Baltar utilise les arguments de N°6 pour convaincre Roslin puis Adama.

A ce stade , il est intéressant de s'interroger sur ce qui est N°6 , cette projection de sa maîtresse décédée qu'il est seul à voir et qui n'existe que dans sa tête.

D'ou tient -elle ses informations , pourquoi les donnent-elles à des moments cruciaux?

Est-elle une puce implantée par les cylons dans son cerveau comme elle le prétend ?

Dans ce cas, dans quelle mesure et dans quel but manipule t-elle Baltar ?

Baltar qui est convaincu qu'elle est un cylon, accepte de l'écouter et se laisse influencer par elle, n'est-il pas inconscient ?

Toujours est-il qu'elle semble avoir bien compris la personnalité narcissique de ce dernier , et lui propose toujours une solution qui lui conviendra facilement.

 

 

Les choses s'accélèrent autour de l'Olympic Carrier.

Le vaisseau se dirige vers la flotte alors qu'on lui donner l'ordre de stopper.

Pendant ce temps, les cylons apparaissent à nouveau.

La tension monte : le montage est plus rapide, la musique plus rythmée.

 

Face à la menace nucléaire que ce vaisseau présente désormais, une décision doit être prise.

Doit-on détruire ce vaisseau ? C'est une question délicate et qui doit être prisé par la Présidente puisqu'il s'agit d'un tir contre un vaisseau civil.

Celle-ci accepte après avoir hésiter, c'est une décision capitale.

Roslin qui compte les survivants depuis le début de l'épisode, se voit obliger d'abattre un vaisseau potentiellement rempli par 1300 individus.

Même Baltar ne la croyait pas capable d'une telle décision.

Alors, espérant une aide , il se repent auprès de Nulber 6. Il remet son sort entre les mains du Dieu de la cylon.

Et l'instant d'après Roslin donne son feu vert. Cette décision inattendue ne constitue t-elle pas un "miracle" comme le suggére Number 6 ? Aucune réponse ne nous est donnée cependant.

  

Après l'ordre dificile à prendre pour Roslin et Adama , voici son exécution qui elle aussi est difficile.

Lee hésite, il n'est pas sûr de lui. Mais Appolo, le militaire obéit assez facilement aux ordres et il a malgré tout confiance dans les instructions de son père. Alors, il se décide.

Starbuck n'est pas au contraire une militaire qui obéit aux ordres , elle conteste l'ordre insistant sur le fait que le vaisseau est civil.

Elle est d'ailleurs assez perdue, devant la résolution d'Apollo. Elle tente alors de raisonner non pas Appolo , le capitaine fidèle aux ordres mais Lee, son ami celui qui doute du bien fondé de cette mission. Mais, elle échoue et se voit contrainte d'accompagner Appolo dans l'éxécution de cette tâche pénible.

Cette scène courte est très riche par le caractère miroir qu'elle donne aux personnages d'Appolo/ Starbuck. Clairement , ce sont les deux facettes d'un même personnage qui sont incarnés par l'un et par l'autre.

Starbuck se situe dans le côté nocturne, imprévisible, irréverentieux . Appolo incarne une certaine droiture, le respect des règles, le côté lumineux.

La source grecque Appolon / Artémis est évidement très présente dans ce personnage et nos deux héros sont très proches des jumeaux de la mythologie grecque.

 

 

Sur Caprica, une cylon identique à Sharon Valeeri retrouve Helo et assassine une copie de Number 6 sous les yeux du jeune homme.

Helo est heureux de retrouver celle qu'il croit être son amie.

Bien entendu, tout cela est une mise en scène. La copie de Number 6 s'est volontairement sacrifiée pour faire réussir une mission encore secrête dans ses finalités .

 

 

De retour, sur le Galactica, nous avons droit à une belle scène entre le père et le fils Adama sur le thème de la responsabilité du chef. Celle ci, partagée reste lourde à porter d'autant que l'on ne sait rarement si c'est le bon choix qui a été fait.

 

Une note d'optimisme pour finir l'épisode, le compteur des survivants augmente d'un point . Au milieu des morts, une naissance a eu lieu.

Le dernier plan nous montre la Présidente Roslin laissant éclater une joie contenue.

Malgré les difficultés, l'espoir même le plus mince, reste le seul moteur pour nos héros.

 

 

 

 

 

Par Emy
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Mercredi 3 janvier 2007

Ecrit par Ron Moore

 

 

On commence par un rappel de l’épisode précédent: la destruction de l’Olympic Carrier et le sauvetage d’Helo par Sharon sur Caprica désormais occupée.

 

La première scène de l’épisode nous montre Boomer seule dans une salle du Galactica. Ses vêtements sont trempés.

Visiblement, elle ne sait ni pourquoi elle est trempée , ni ce qu’elle fait dans cette salle.

Elle semble souffrir d’amnésie.

On l’a voit ouvrir son sac et découvrir un uniforme à son nom.

Visiblement, elle semble étonnée face à cette étiquette. Pendant quelques instants, elle ne sait plus qui elle est. Sharon Valeeri est brièvement un nom étranger pour elle.

Sous son uniforme, elle découvre une petite bombe, ce qui l’affole. Elle réussit cependant à la désamorcer et fonce en direction de l’armurerie.

Au moment de remettre l’explosif à sa place, elle découvre horrifié qu’il en manque 7 en tout.

Une succession de plans brefs , nous les montrent posés quelque part sur le Galactica près à exploser.

On peut difficilement mieux posé les éléments de l’intrigue d’un épisode que dans cette première. Tout y est.

La question de l’eau, celle de l’identité de Sharon et celle des explosions sont posées. On peut voir dès le départ qu’elles sont fortement liées.

 

 

 

 

 

 

Les éléments clés étant posés , le générique peut apparaître.

Il est suivit de deux scènes sur le thème de la préparation pour accueillir la présidente.

Dans la première , Tigh cherche en grognant l’écharpe de cérémonie de son uniforme. On peut voir qu’il n’est pas très attaché au protocole. Le cérémonial militaire l’agace d’autant qu’il a un problème beaucoup plus important à régler.

En cherchant son écharpe, il retrouve sa vieille ennemie, une bouteille de bourbon.

L’alcoolisme de Tigh était évoqué dans la minisérie et l’on a pu voir dans 33 que Tigh est dans une phase de lutte contre cette vieille habitude. D’après ce que dit Adama, il semble qu’il soit sur le chemin d’en finir avec ce problème.

C’est dans ce même souci, qu’il trace des niveaux sur sa bouteille. Il met en place un rationnement.

 

 

 

 

 

 

Dans la scène suivante, c’est Lee que nous voyons se préparer.

Lui est plus à l’aise avec le protocole. Mais, il a aussi un problème de taille qui revient le hanter en ouvrant son placard ( décidément, il y a beaucoup de montres cachés dans les placards du Galactica).

Dans le miroir, il se revoit appuyant pour détruire l’Olympic Carrier. Cette action le ronge depuis 33.

 

 

 

 

 

 

Et c’est la première chose dont il parle avec son père en le croisant.

Lee est un jeune homme assez idéaliste (nous le verrons régulièrement dans la suite de la saison) et qui manque de confiance de lui.

Tout cela explique pourquoi il questionne facilement ses actions.

C’est une bonne chose car quelque part, Lee est un peu le porte parole du spectateur, celui qui voit Adama et Roslin prendre des décisions cruciales et va les voir pour leur demander pourquoi, est-ce que c‘était le choix possible...

A la question ne doit-on pas questionner ses actions lorsque l’on est un leader, la réponse d’Adama est intéressante, conforme à ce qu’il dit dans 33.

C’est une réponse pragmatique. On vit avec le fardeau que constitue l’ensemble des actions, des décisions que l’on a prise mais il faut aller de l’avant. Il est trop tard pour se questionner.

C’est une réponse qui convient pour un militaire , un homme qui doit gérer une crise rapidement puis passer à la suivante.

 

 

 

 

 

Nous quittons le Galactica pour le Colonial One ou la présidente Laura Roslin se prépare elle aussi pour la cérémonie protocolaire.

A cette occasion , elle montre qu’elle n’est pas à son poste par hasard. Cette femme est habitué aux manoeuvres politiques et effectue le calcul de chacune de ses actions , tout comme celui des personnes face à elle.

Elle va jouer le jeu du protocole convaincu que la chose plaira à Adama et qu’ainsi il sera plus facile de s’entendre avec lui.

Dans cette scène , on découvre également la naïveté charmante de Billy vis à vis des femmes. Cette idée réapparaîtra dans une scène ultérieure.

 

 

 

 

 

Dans la scène suivante, Roslin placée à côté d’Adama, au centre du CIC, remercie les membres du Galactica.

Le placement dans l’espace des personnages dans cette scène est très important.

Il s’agit de montrer que certes Adama est « chez lui », il est le chef à bord du Galactica.

Mais, que lorsque Roslin est là, elle a une place au moins égale à la sienne et même théoriquement supérieure.

Roslin est le leader politique, elle a donc un statut supérieur à celui d’Adama, le chef militaire qui reste au service du pouvoir politique.

Cependant, les choses restent complexes. Et, rien ne garantie que chacun accepte de ne pas empiéter sur le territoire de l’autre.

Symboliquement, cette scène s’inscrit dans la continuité de 33. Les deux leaders acceptent de jouer le jeu et font des efforts pour que les choses passent bien. Bien sûr, la question est, cela va t-il durer ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La scène suivante, nous montre le Chief et Sharon dans le hangar. Cette dernière annonce à son petit ami qu’elle a un problème et ils quittent le hangar pour s’isoler , sous les yeux de Cally, qui a compris leur petit manège amoureux.

 

 

 

 

De retour au CIC, nous avons le droit à un cours du guide touristique (c’est lui qui le dit) Adama à Roslin sur le recyclage de l’eau à bord du Galactica.

On apprend que 100 % de l’eau est recyclée , ce qui n’est pas le cas des autres vaisseaux.

Il y a plein de choses intéressantes dans cette scène et dans les suivantes sur le même thème.

Juste un aspect: une interprétation très subjective me fait penser que Moore fait un clin d’oeil écologiste dans cette scène.

Je ne sais pas s’il est porté sur l’écologie (la question n’est pas là) mais il y a un côté « voyez dans notre série, le vaisseau principal, il est écolo ».

Et les civils (disons les habitants en règle générale quelque soit leurs planètes d’origine) s’en prennent plein la figure dans la scène du briefing un peu plus tard. Ils veulent des bains sinon ils couinent… , ils sont incapables de se rationner. Tigh a beau être cynique sur ce coup, il a néanmoins raison.

Il a un mélange de gravité (manquer d’eau , c’est une tragédie) et un côté plus léger ( si les civils gaspillaient moins cela serait plus facile).

Quelque part, c’est gonflé parce que le spectateur peut se sentir visé et il aurait d’ailleurs raison.

 

 

 

La scène suivante nous montre Boomer avouant au Chief qu’il manque 6 détonateurs dans l’armurerie.

Elle est paniquée (on la comprends) et bien sûr, son petit ami lui promet de la protéger quoiqu’il arrive , et nous verrons qu’il tiendra parole.

 

 

 

La scène suivante dans le CIC est assez réjouissante de cynisme et d’hypocrisie.

Deux duos sont postés à chaque extrémité de la salle.

D’un côté, Tigh et Adama , de l’autre Roslin et Apollo.

Adama et Tigh ricanent car le premier doit faire le guide touristique.

 

De l’autre, Roslin confiant à Apollo qu’elle est convaincue qu’Adama l’a prend pour une idiote.

Et Appolo qui rougit, et lui répond que bien sûr que non.

On voit à cette occasion qu’Apollo et Roslin sont proches.

 

   

 

La scène entre Billy et Dualla fait écho à la première avec la présidente.

Billy essaie de faire un compliment à Dualla ( sur ses cheveux). Sa maladresse déstabilise pour quelques instants , puis l’amuse.

Le point positif est que Billy comprend qu’il n’y connait rien aux femmes.

La naïveté et la légèreté de cette scène forme un bon contrepoint face à l’âpreté des manoeuvres entre leaders.

 

 

 

Roslin et Apollo continuent leurs messes basses.

C’est intéressant de voir que Laura Roslin est demandeuse de conseils auprès d’Apollo. Elle est aussi rusée , on peut penser qu’elle n’approche pas le fils d’Adama par hasard mais pour pouvoir mieux manoeuvrer avec le père.

Quand elle veut se faire confirmer ce qu’elle tient pour une évidence, à savoir qu’Adama est très attaché au protocole; la réponse de Lee la surprend beaucoup.

Elle a mal jugé Adama dès le départ.

C’est une bonne et une mauvaise nouvelle.

Une bonne parce qu’elle sait désormais à quel point Adama peut être un allié pour elle. Il est décidé à la soutenir dans sa position , à l’aider.

Une mauvaise parce que la personnalité d’Adama n’est pas aussi prévisible qu’elle pouvait le croire et qu’elle ne va pas pouvoir le faire manoeuvrer facilement comme elle l’avait prévue.

Elle va donc devoir apprendre à connaitre William Adama et au dernier épisode diffusé, elle est loin d’avoir achever cette mission.

 

 

 

Nous retournons auprès du Chief et de Boomer qui cherche quoi faire.

Déjà , Boomer a tout compris.

Elle sait que si elle parle, elle sera soupçonné d’être un cylon et elle voit un danger majeur arrivé : la suspicion mutuelle.

Une fois, la rumeur de la présence d’un cylon lancée, elle est consciente que le pire va arriver. Tout le monde va se méfier de tout le monde, les dénonciations vont pleuvoir…

 

 

Avant que les deux amants n’aient trouvé de solution, la catastrophe se produit.

Les façades extérieures des réservoirs pleins d’eau du Galactica explosent.

 

 

 

 

La scène suivante nous montre Chief et son équipe entrant dans les réservoirs désormais vides afin de déterminer les causes de cette catastrophe.

A l’extérieur du Galactica, le raptor de Boomer éclaire l’intérieur du réservoir.

Boomer a peur, elle a conscience que les explosifs manquants sont sûrement à l’origine de l’explosion.

 

 

 

 

Dans la salle de crise du Galactica, une réunion a lieu.

Elle rassemble les principaux dirigeants.

Le rationnement en eau est décidé pour les militaires et les civils.

Les réserves d’eau pour la flotte sont désormais de deux jours.

 

 

Après les mesures pour limiter les dégâts, se pose la question : que s’est-il passé?

Il y a plusieurs possibilités comme le dit Gaeta.

Bien sûr le spectateur a déjà les éléments lui permettant de connaitre la réponse, nous sommes donc dans une position particulière.

 

L’intérêt pour le spectateur n’est pas de connaitre la réponse mais de voir comment les personnages vont agir face à cette situation.

Il est intéressant de noter que cette position très particulière dans laquelle se trouve le spectateur dans cet épisode ( et dans de nombreux épisodes à venir) est très proche de celle du spectateur d’une tragédie grecque ou classique.

 

 

Typiquement dans une tragédie, le spectateur sait en entrant dans la salle que les héros vont mourir, que les choses vont mal finir.

Il ne vient donc pas pour savoir si oui ou non les héros vont s’en sortir, mais pour voir le chemin qu’ils vont emprunter jusqu’à leur chute. L’intérêt est de voir comment tel ou tel choix conduit le héros vers son destin tragique.

Je pense que ce choix est très judicieux.

 

 

Je prendrais l’exemple le plus évident qui est celui du personnage de Boomer qui lorsque l’on connait son parcours en entier, est un vrai personnage de tragédie.

Depuis le début , nous savons qu’elle est un agent cylon dormant et qu’elle l’ignore tout comme le reste de la flotte.

Au fur et à mesure, sa nature cylon émerge et prend le pas sur sa personnalité humaine.

Elle a beau lutter avec courage contre sa nature de cylon, cette lutte est perdue d’avance. Elle ne peut rien contre des éléments qui sont plus forts quelle et qui l’entraînent au fur et à mesure vers la chute.

Cette lutte contre elle même se joue tout au long de l’épisode.

Elle n’en est qu’au début. Elle a encore la capacité de prendre le dessus sur sa nature de cylon mais la lutte est difficile et va se durcir avec le temps.

Dans cet épisode, il n’y a pas de vainqueur. Les réservoirs ont été détruits, une planète possédant de l’eau a été trouvé. Le mal causé par la cylon qui est en elle, a été réparé.

 

 

 

A la fin de la réunion, Adama prends à la décision d’envoyer des équipes de reconnaissance explorer les systèmes solaires les plus proches afin de trouver de l’eau.

 

 

 

 

Dans la scène suivante Cally montre au Chief un morceau de la coque calcinée visiblement par un explosif.

Se rappelant la confession de Boomer, le Chief pour la protéger, fait l’hypocrite en disant que la rouille a beaucoup endommagé le matériel.

 

Le Chief aime Boomer et veut la protéger quoi de plus normal.

Mais, le drame est bien que cet amour l’aveugle.

Avec les éléments en sa possession, la responsabilité de Boomer est presque établie.

Depuis le début de l’épisode, il cherche à protéger Boomer à tout prix (au début parce qu’il est convaincu qu’elle est innocente, mais à cet instant, on voit bien qu’il n’en est plus très sûr).

Il se trouve dans une position très difficile. Il devrait dénoncer Boomer s’il était fidèle aux règles de sécurité, mais il ne peut pas la dénoncer car ce serait trahir la confiance de Boomer et la femme qu’il aime.

 

Face à ce dilemme, il a choisit la femme qu’il aime

(Comment pourrait-on le lui reprocher).

 

 

Mais, le plus intéressant, n’est pas son choix mais le fait que comme dans toute situation de tragédie quelque soit le chemin emprunté il mène à la même catastrophe.

Ici, peu importe, qu’il ait choisit de dénoncer ou protéger Sharon, cela se terminera très mal dans les deux cas.

 

 

 

 

 

Après une brève scène ou Tigh se fait rappeler à l’ordre par Adama pour s’être moquer de la présidente, nous retournons sur Caprica.

 

 

 

Sharon a conduit Helo jusqu’au raptor qu’elle est censée avoir utilisée pour revenir le chercher, seulement voila les cylons l’ont repérés, nos deux fugitifs vont donc devoir trouver une autre solution pour quitter cette planète.

 

 

 

 

 

 

On revient au briefing sur le Galactica.

Le Chief expose ses découvertes d’explosifs et explique que le maître d’armes a commencé une enquête pour savoir qui a pu prendre les explosifs dans l’armurerie.

Ce qui semble un point de détail, l’enquête, deviendra un élément majeur dans l’épisode suivant.

 

 

Une réunion confidentielle prolonge le briefing.

Un cylon est à bord du Galactica , maintenant c’est une chose certaine.

Adama et Roslin voient le danger arriver.

Car la menace la plus grave n’est paradoxalement pas le cylon, mais la suspicion générale qui risque de s’établir si tout le monde sait que les cylons ont une apparence humaine.

Par conséquent, cette information doit rester secrète.

Bien entendu, nous sommes face à la classique interrogation sur ce qui doit être dit et connu de l’ensemble des citoyens et ce qui doit rester confidentiel.

Ici, la prudence l’emporte. Mais, nous verrons dans les épisodes suivants que ce choix ne sera pas sans conséquences.

 

 

Baltar est interrogé sur l’avancement de son test permettant de détecter les cylons.

Bien entendu, Baltar n’a aucune idée de comment réaliser ce test. Alors, il s’enfuit par la pensée.

Il retrouve Number 6 dans son ancienne villa sur Caprica.

Number 6 est dans un bain moussant au bord d’un splendide lac bleu turquoise. Pendant ce temps là, sur le Galactica, on manque de quoi déjà …

 

 

 

Une discussion très à propos sur le mensonge s’engage.

Baltar le pratique depuis sa plus tendre enfance et cela lui a plutôt réussit.

Alors, rappeler à la réalité par Adama, il ment.

Il évoque tous les problème matériels qui l’empêchent de pouvoir travailler puis commence à évoquer des termes techniques incompréhensibles pour le commun des mortels.

Adama qui est un homme pragmatique l’interrompt. Il a besoin de matériel, il l’aura. Il veut du personnel (une femme suggère N°6), pas de chance il aura Gaeta.

 

 

 

Après avoir vu Apollo, souhaiter « bonne chasse » à Boomer partir chercher une planète avec de l’eau, nous retrouvons Roslin dans les quartiers d’Adama.

C’est une scène intéressante car assez inattendue.

J’ai évoqué la personnalité peu ordinaire de William Adama plus haut et bien cette scène nous confirme cette idée.

Les quartiers d’Adama (que nous aurons l’occasion de visiter plus en détail dans les épisodes suivants) renvoie une image plutôt originale de ce chef militaire.

Il vit dans un décor bourgeois, feutré, entouré de nombreux livres.

Il donne l’image d’un intellectuel aimant les belles choses et le calme.

 

 

Bien sûr, le geste d’offrir un roman à Roslin est important parce qu’il traduit une volonté d’établir de bonnes relations avec la Présidente (mais cela on le savait déjà) et également avec la femme Laura Roslin (et cela c’est nouveau).

Je pense qu’Adama est dans la même logique vis à vis de Tigh. Il a de très bonnes relations de travail avec les personnes dont il est proche personnellement.

Il est dans le même état d’esprit vis à vis de Laura Roslin.

 

 

 

 

 

 

 

Nous retrouvons Baltar dans les couloirs du Galactica en compagnie de son assistant Gaeta.

Visiblement, Baltar n’est pas du tout content de la situation. Il ne porte aucun intérêt à celui qu’il considère comme un boulet auquel on vient de l’enchaîner.

Gaeta est au contraire aux anges, il piaffe d’impatience à l’idée de commencer les travaux.

Il faut avouer que le décalage entre l’humeur des deux hommes est savoureux.

 

 

 

 

Les deux hommes tombent sur Starck et des pilotes qui jouent aux cartes.

C’est l’occasion pour Baltar de se joindre à eux et de se débarrasser de Félix.

Baltar fait connaissance avec Starbuck. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont pas mal de points communs.

Tout deux sont arrogants, sûrs d’eux. Ils aiment le défi et être au centre de toutes les attentions.

La partie qui s’annonce entre les deux promet.

 

 

 

 

 

 

Nous retrouvons Adama et Roslin discutant sur le canapé.

Roslin est venue avec une requête : des émeutes liées aux manques d’eau ont éclatés dans les vaisseaux civils et il faudrait que l’armée rétablisse l’ordre en l’absence de police.

Adama est très réticent. Il dit avec raison que ce n’est pas son rôle et voit le danger qui guette s’il endosse les deux rôles.

Cependant, le caractère pragmatique du personnage prend le dessus et il accepte de faire une concession pour cette fois.

 

 

 

La scène suivante nous montre Boomer et son ECO scannant la surface d’une planète à la recherche d’eau. Un détonateur est caché sous le tableau de bord de Boomer.

 

 

 

On retourne à la partie de cartes entre Baltar et Starbuck.

Aucun des deux ne veut lâcher et chacun prend des risques pour gagner.

A la surprise générale, c’est Baltar qui l’emporte.

Par galanterie, il offre une cigarette à Starbuck.

Visiblement, elle l’a impressionnée (nous verrons dans les épisodes suivants que son intérêt pour elle, va grandissant).

 

 

 

 

 

On retourne à bord du raptor de Boomer.

Il y un problème si son jeune ECO ne détecte pas d’eau sur son écran, ce n’est pas le cas de Boomer pourtant celle-ci semble ne pas arriver à en prendre conscience.

Elle est bloquée par sa nature de cylon qui l’empêche de dire cette information cruciale.

Le détonateur sous le tableau de bord a alors un sens. Posé par Boomer lorsqu’elle était sous influence de sa nature de cylon, il permettra de faire exploser le raptor soit si son ECO trouve de l’eau, soit si elle même trouve de l’eau mais ne peut résister à sa nature humaine. Plutôt que de risquer d’apporter à l’ennemi, une ressource nécessaire , elle préfère se suicider.

La lutte contre elle même va donc être double : arriver à dire qu’elle a trouvé de l’eau et ne pas faire sauter le raptor.

Cette lutte est douloureuse mais Boomer va la gagner courageusement.

 

 

 

De l’eau est trouvée et Adama peut l’annoncer à toute la flotte.

La scène de joie dans le CIC, à l’annonce de la découverte d’eau, est l’occasion qu’une perle d’humour. « Let’s go have a drink ! » lance Adama à Tigh.

 

 

 

 

 

Nous retournons sur Caprica.

Helo demande à Sharon pourquoi elle est revenue le chercher.

On sent bien que sa question n’est pas neutre. Il a sentit qu’il y a quelque chose qui cloche dans l’histoire de Sharon. Et il y a aussi le fait assez visible qu’il est attiré par elle. Alors, on peut penser qu’il attend dans sa réponse, quelque chose qui aille dans ce sens.

Mais, Sharon est prudente sur les deux tableaux.

Coup de théâtre (et nécessité de créer un intérêt pour le spectateur), Helo capte une transmission colonial.

Ils ne seraient pas les seuls survivants.

Emportés par la joie mutuelle, Helo et Sharon s’enlacent puis se séparent mal à l’aise.

Bien sûr, c’est un peu cliché comme réaction mais quand on connait la suite de l’histoire de ce couple, on pardonne ce démarrage pas très original d’autant que les scénaristes sont pressés par la contrainte temporelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Du côté du Colonial One, nous avons une scène très intéressante entre la Présidente et Apollo sur la responsabilité.

Après avoir été demandé conseils auprès du référent paternel en début d’épisode, Apollo va maintenant avoir les conseils de son référent maternel.

Roslin n’a pas tout à fait la même vision des choses qu’Adama. Elle insiste plus sur le fait d’apprendre de ses erreurs et de se rappeler.

C’est une conception fidèle à l’institutrice qu’elle a été.

On apprend qu’elle connait bien le Président Adar au passage.

 

 

 

La présidente demande à Apollo d’être son conseiller militaire, pour être précis de l’aider à comprendre le fonctionnement militaire. Elle ne cherche pas à interférer dans les décisions d’Adama mais bien à comprendre un milieu qu’elle connait peu.

C’est une attitude intéressante de la part de la présidente et son choix d’Apollo est très intéressant.

Apollo accepte et aura pour première mission d’annoncer la chose à son père.

 

 

 

 

Nous retrouvons Boomer et le Chief.

Ce dernier lui annonce qu’il a dit au maître d’arme avoir trouver une bombe sous son tableau de bord.

Sharon panique mais il la rassure, il est convaincu que cela va aider à l’innocenter.

Les derniers plans de l’épisode nous montre Boomer marchant dans les couloirs du Galactica l’air décidé, les yeux fixes. Elle a clairement la démarche d’un robot…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Emy
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